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3 lots A, B et C à répartir successivement chacun en deux branches. Le tout forme une toile à 6 branches.  
3 lots A, B et C à répartir successivement chacun en deux branches. Le tout forme une toile à 6 branches.  
*Au centre, les problématiques de la société industrielle ([[:Category:TT_Noire]]).
*[[:Category:TT_Noire|Au centre]], les problématiques de la société industrielle.
*Directement autour, des solutions partielles, souvent soumises à débat dans le groupe, relevant d'une soutenabilité faible. Idéologie visant à maintenir le système en place ([[:Category:TT_Orange]]).
*([[:Category:TT_Orange|Directement autour]], des solutions partielles, souvent soumises à débat dans le groupe, relevant d'une soutenabilité faible. Idéologie visant à maintenir le système en place.
*A l'extérieur, les grands principes radicaux à suivre, les objectifs finaux de la low-tech pour une soutenabilité forte. Utopie concrète ([[:Category:TT_Verte]]).
*[[:Category:TT_Verte|A l'extérieur]], les grands principes radicaux à suivre, les objectifs finaux de la low-tech pour une soutenabilité forte. Utopie concrète.


"Si l'utopie est ce qui ébranle l'ordre donné, l'idéologie est ce qui préserve cet ordre"<ref>Paul Ricoeur, L'idéologie et l'utopie, Seuil, p238, cité par Sébastien Broca,  Utopie du logiciel libre, p45</ref>
"Si l'utopie est ce qui ébranle l'ordre donné, l'idéologie est ce qui préserve cet ordre"<ref>Paul Ricoeur, L'idéologie et l'utopie, Seuil, p238, cité par Sébastien Broca,  Utopie du logiciel libre, p45</ref>

Version du 5 janvier 2026 à 09:02

La Toile des techs est un atelier d'intelligence collective utilisant la facilitation graphique. Objectif ? Déterminer en groupe l'impact des technologies du quotidien sur le monde dans lequel nous évoluons. Comment ? En classant des cartes concepts selon 6 critères d'évaluation.

En disposant des cartes sur une table, les participants définissent les axes éthiques de la technique et placent les outils du quotidien sur des échelles de soutenabilité environnementales ou sociales.

Ce wiki a vocation à faciliter l'évolution de la Toile des techs, et sa déclinaisons en extensions spécifiques : mobilité, numérique, énergie ...

Pour une découverte de l'outil, se rendre sur le site de présentation officielle : La toile des techs.

Origine et filiation

La toile des Techs (TT), créée par Arnaud Meillarec, a émergé d'un travail de simplification de la fresque des low-tech, CC By SA Maxime Pinsard dans une variante plus rapide et directe, constituée d'un nombre de cartes limité.

Principe

3 lots A, B et C à répartir successivement chacun en deux branches. Le tout forme une toile à 6 branches.

  • Au centre, les problématiques de la société industrielle.
  • (Directement autour, des solutions partielles, souvent soumises à débat dans le groupe, relevant d'une soutenabilité faible. Idéologie visant à maintenir le système en place.
  • A l'extérieur, les grands principes radicaux à suivre, les objectifs finaux de la low-tech pour une soutenabilité forte. Utopie concrète.

"Si l'utopie est ce qui ébranle l'ordre donné, l'idéologie est ce qui préserve cet ordre"[1]

Lots, branches et axes

La toile des Techs est divisée en 3 lots. Chaque lot comprend deux branches distribuées en même temps.

Les participants doivent deviner la répartition en branches et les catégories des cartes : problème (noire), soutenabilité faible (orange), soutenabilité forte / solution low-tech (verte).

Lot Noire - Problème Orange - Soutenabilité faible Verte - Soutenabilité forte
A - Une consommation sans limite 1- Épuisement des ressources Optimisation industrielle et économies d'énergie Matériaux naturels et bruts,

Efficacité énergétique sans conversion

2- Une production mondialisée Réindustrialisation Local et circuit court
B - Des outils complexes et fragiles 3- Complexification et dépendance aux machines Transition énergétique Simple, réparable
4- Obsolescence généralisée Recyclage Modulaire, durable
C - Une humanité conditionnée 5- Travail aliénant et automatisation Économie de la fonctionnalité Réappropriation, prise en main
6- Quantification du monde Redéfinition des indicateurs Changer de regard

La solution est visible sur le site Territoires vivants.

Signification des lots

Le lot A "une consommation sans limite" vise à appréhender l'appareil productif : quelles sont les ressources nécessaires, quelles sont les conditions de production.

Le lot B "des outils complexes et fragiles" traite de l'utilisation et la consommation des biens produits, soit de l'usage et de l'usure.

Le lot C "une humanité conditionnée" évoque les servilités et les dépendances que créent les biens produits et consommés.

Regroupement des axes

L'ensemble constitue une étoile à 6 branches, formant 3 groupes : 1-4 environnemental, 2-3 social, 5-6 mental, selon les trois registres de Félix Guattari.[2][3]

Extensions

Les extensions définissent des exemples concrets appliqués à une discipline particulière comme le jardinage, le numérique ou encore les mobilités du quotidien.

Références

  1. Paul Ricoeur, L'idéologie et l'utopie, Seuil, p238, cité par Sébastien Broca, Utopie du logiciel libre, p45
  2. "Dans les trois écologies (Galilée, 1989), le philosophe Félix Guattari invitait à repenser la question écologique de manière systémique, en articulant la question de « l’écologie environnementale » à celles de « l’écologie sociale » et de « l’écologie mentale » : « seule une articulation (…) entre les trois registres écologiques, celui de l’environnement, celui des rapports sociaux et celui de la subjectivité humaine » lui semblait susceptible d’éclairer la situation contemporaine." https://chut.media/influence/les-trois-ecologies-a-lepreuve-de-lintelligence-artificielle/
  3. "Guattari dénonce le fait que les problématiques environnementales ne sont gérées que selon leur aspect le plus technocratique, à savoir selon l’angle de la nuisance industrielle. Pourtant, celle-ci n’est qu’un aspect très minime du problème environnemental, qui ne peut être pensé en tant que tel qu’en rapport avec ses incidences sur la production d’individus et la production de social. [..] L’écosophie se veut une articulation éthico-politique entre trois registres écologiques : environnement, rapports sociaux et subjectivités, à même de proposer des manières nouvelles de penser et vivre ces changements. [...] La dévastation, c’est la pensée d’une situation qui force à recomposer des pratiques collectives, pour nourrir à nouveau les possibles dans les situations problématiques. [...] Un des mécanismes centraux de cette dévastation, c’est celui de l’équivaloir généralisé. Héritier de Marx, Guattari pense que la possibilité de tout transformer en valeur marchande, de rendre tout échangeable en autre chose est en grande partie responsable de cette dévastation. [...] La réponse de Guattari est la pluralisation des modes d’importance : éthique, esthétique, sociaux, pathique, etc. Il importe avant tout de pouvoir faire importer, et de faire en sorte que ces modes de valorisation soient dans des rapports, eux aussi, d’hétérogenèse : fonctionner ensemble en gardant son hétérogénéité, c’est-à-dire, dans ce cas précis, sans être traductibles l’un dans l’autre." , Prignot, N. (2016) . Félix Guattari et l’écologie de la dévastation. Rue Descartes, N° 88(1), 138-146.